Mélangeur optimal d’aliments pour bovins, volaille, porcins & Cie

Une alimentation personnalisée qui fournit précisément les bons nutriments au corps, prévient la surcharge pondérale, réduit le risque de maladie et augmente le bien-être : le rêve de maints optimistes attentifs à leur alimentation est transposé depuis longtemps dans la réalité avec les aliments composés pour animaux d’élevage, et ce, avec une grande méticulosité scientifique. Les producteurs d’aliments pour animaux sont toujours à l’affût de nouvelles possibilités pour mieux servir l’agriculture via la composition aboutie des mélanges fourragers. Ceci comprend par ex. des compositions d’aliments pour animaux sophistiquées qui protègent la nappe phréatique en réduisant les substances nocives dans le lisier. La condition majeure pour une alimentation efficace des animaux d’élevage reste toutefois la distribution uniforme et idéale de toutes les substances actives dans les aliments pour animaux.

L’époque où les agriculteurs nourrissaient leurs bovins et porcins avec du fourrage vert, du foin, des céréales, des betteraves et du silo de leur propre production est déjà révolue de longue date. Les aliments produits par les entreprises agricoles elles-mêmes ne servent aujourd’hui plus que de « ration de base ». Cette dernière appelle inévitablement la notion d’« aliments concentrés ». Cette notion désigne tous les aliments pour animaux à concentration accrue de nutriments et autres additifs. Il convient d’opérer une nouvelle distinction entre les aliments simples et les aliments composés. Les aliments simples à concentration accrue de nutriments sont par ex. les graisses, les tourteaux de soja et les copeaux de mélasse, un produit dérivé du traitement des betteraves sucrières. 

Le mélange de deux aliments simples forme déjà un aliment composé. Les aliments composés modernes sont en réalité des composés hautement complexes qui contiennent plusieurs aliments simples ainsi qu’une sélection d’additifs et permettent ainsi de couvrir les besoins alimentaires réels et spécifiques des différents animaux. En moyenne actuellement, un aliment composé typique contient huit à douze aliments simples et jusqu’à 15 additifs. Sur le plan de la quantité, les principaux aliments simples sont les différents types de céréales comme le blé, l’orge et le maïs, suivis des tourteaux de colza et de soja. Les additifs pour aliments pour animaux sont les minéraux, les vitamines, les acides aminés, les oligoéléments et les enzymes.

Selon les chiffres actuels de l’Association des agriculteurs allemands, les mélanges fourragers représentent en Allemagne une part d’environ 14 pour cent des aliments pour animaux d’élevage. Les aliments de base comptent pour 54 pour cent et les aliments simples pour 32 pour cent. En 2020 et selon l'Association allemande des aliments pour animaux, l'industrie des aliments pour animaux a produit 24,1 millions de tonnes d’aliments composés, avec 9,8 millions de tonnes pour les porcins, 6,9 millions de tonnes pour les bovins et 6,4 millions de tonnes pour la volaille. 

L’industrie allemande des aliments pour animaux est marquée par ses moyennes entreprises. On dénombrait fin 2020 287 producteurs d’aliments composés pour animaux qui ont réalisé un chiffre d’affaires de 6,8 milliards d’euros. La plus grande partie se trouve dans le nord de l’Allemagne. La demande en aliments composés est plus faible dans le sud car les cheptels sont plus petits.

La tendance aux mélanges fourragers individuels

Même si le secteur est marqué par des moyennes entreprises, le développement des recettes d’aliments composés témoigne d’un grand engagement scientifique. À cet égard, on ne distingue pas uniquement les espèces animales, mais également l’affectation, le stade de développement et le rendement des animaux. Il convient également de tenir compte des différents besoins alimentaires, systèmes digestifs et métabolismes. Les aliments doivent également plaire aux animaux et ils doivent être transférés depuis la citerne du camion au silo journalier avant d’être distribués sans ségrégation à chaque animal. Il n’est ainsi pas rare qu’un seul producteur propose plusieurs centaines de recettes et formulations d’aliments composés différentes.

Dans l’élevage bovin, on trouve des mélanges sur mesure spécifiques pour les veaux, les génisses, les vaches laitières, les taureaux d’engraissement et les vaches taries (phase entre deux vêlages). Les exigences pour les taureaux d’engraissement par ex. sont comme suit : prise de poids journalière élevée, beaucoup de viande maigre et peu de graisse, un estomac bovin sain et peu de refus dus à la maladie. La ration de base se caractérise toutefois par une faible teneur en protéines pour un développement musculaire rapide. De même, les minéraux, les vitamines et les oligoéléments sont trop peu présents dans la ration de base. Un aliment composé sur mesure pour les taureaux d’engraissement permet de compenser ces manques. 

Les agriculteurs modernes font tout d’abord analyser la ration de base qu’ils produisent eux-mêmes. Cette analyse permet de déterminer précisément la teneur en nutriments (glucides, graisses et protéines), en minéraux (calcium, sodium, magnésium, etc.) et en oligoéléments (zinc, cuivre, iode, etc.). La composition de l’aliment composé est ensuite minutieusement adaptée à la ration de base.

Cette analyse de la ration de base représente certes un certain coût initial, mais celui-ci est souvent rapidement compensé par l’alimentation spécifique qui contribue à la rentabilité de l’élevage bovin. En effet, tous les minéraux et oligoéléments - ne devant plus être compris dans l’aliment composé - constituent un véritable facteur de coût.

Des aliments minutieusement composés pour le bien-être animal et la protection de l’environnement

La production flexible et adaptée des aliments pour animaux permet également une adaptation aux conditions météorologiques extrêmes. Par exemple, les vaches laitières peuvent souffrir des fortes températures estivales. À partir d’une température extérieure de 24 °C, ces animaux n’éprouvent plus de bien-être, mangent moins et donnent en fin de compte moins de lait. Lors d’une vague de chaleur estivale, l’ajout de carbonate de sodium aux aliments peut être judicieux pour les vaches.

Un mélange fourrager finement ajusté peut même contribuer à la protection de l'environnement. Une fumure régulière des surfaces agricoles est essentielle pour un rendement élevé. S’il est correctement répandu dans les bonnes proportions, le lisier constitue un bon engrais. Toutefois, les grandes quantités ne sont pas toujours fort utiles. L’apport de phosphate et d’azote du lisier vient parfois contaminer notre eau potable. Les vaches laitières ont besoin d’un apport suffisant de phosphore. Le manque de phosphore entraîne une réduction de la consommation d’aliments, du rendement laitier et de la fécondité. La vache laitière réagit à un apport excessif de phosphore par des excrétions accrues de phosphate. La composition judicieusement équilibrée des ingrédients joue donc aussi sur la qualité du lisier servant d’engrais et aide à protéger les terres agricoles et la nappe phréatique. Le producteur d’aliments pour animaux Agravis propose par exemple sous la dénomination « Phokus » un outil de calcul de ration qui permet de réduire de manière ciblée la teneur en phosphore dans l’alimentation.

Exigences pour les mélangeurs d’aliments pour animaux

La distribution uniforme des différents ingrédients est cruciale dans le mélange des aliments pour animaux. En effet, l’animal pris isolément ne reçoit qu’une infime partie d’une charge. Et cette partie infime doit idéalement présenter la même composition pour chaque animal au sein d’une exploitation. Cela vaut également pour chaque ration individuelle, même si certains oligoéléments n’y ont été ajoutés qu’en très faibles quantités. Les mélangeurs d’aliments pour animaux doivent être en mesure de distribuer uniformément de très faibles proportions dans des céréales broyées. Dans ce secteur, les exigences relatives aux proportions sont formulées avec des rapports de 1:10 000 voire même de 1:100 000. Ce sont ici des exigences, pas des cotes de qualité du mélange. 

Les aliments pour animaux sont des produits de masse et la marge bénéficiaire des producteurs d’aliments pour animaux est très faible. Une autre exigence réside donc dans un temps de séjour aussi court que possible des produits dans le mélangeur, cela même en usine. Il n’est pas rare que la durée de mélange d’une charge ne soit que de quatre à six minutes. Cette durée englobe l’alimentation du mélangeur - avec tous les ingrédients de la recette -, le mélange lui-même, la vidange et la fermeture du dispositif de vidange. Pour un mélangeur de 12 m³, un cycle de mélange aussi court nécessite certaines caractéristiques spécifiques. 

Côté exploitant, l’interaction entre l’élaboration des recettes, la fourniture des ingrédients, leur pesée, la capacité d’homogénéisation du mélangeur et la contenance des systèmes en aval nécessite une forte dose de savoir-faire. Et en fin de compte, le bilan énergétique compte également. Tout système servant à la logistique interne des produits en vrac et à la préparation des produits doit être alimenté en électricité, est sujet à usure et renchérit les aliments composés.

Démontrer la sécurité du produit et la qualité de mélange

Au vu des nombreux ingrédients et des recettes sans cesse changeantes, les producteurs d’aliments pour animaux fournissent des prestations logistiques de haut de gamme. Les matières premières dont le prix du jour s’avère parfois inapproprié ou qui ne sont pas disponibles sur le marché doivent souvent être remplacées par d’autres nutriments comparables ...

Les exigences posées au mélangeur en tant que système générateur de plus-value au sein de la chaîne de production se décrivent comme suit :

  • obtention de qualités de mélange optimales imbattables dans la pratique
    • en un temps record et
    • avec des niveaux de remplissage variables
    • avec un apport d’énergie minimum et
    • une grande résistance à l’usure
  • vidange rapide et complète, idéalement en quelques secondes
  • grande longévité
  • facilité d’accès et de nettoyage de la chambre de mélange
  • praticabilité et ergonomie de la chambre de mélange
  •  remise en état aisée des composants usés – idéalement par un serrurier-métallier interne qui a préalablement suivi une formation spéciale.

Partant du Règlement (CE) n° 178/2002, le producteur d’aliments pour animaux est responsable de la sécurité de ces aliments – et ce, tout au long de la chaîne logistique depuis la production primaire des aliments jusqu’à l’alimentation des animaux destinés à l’obtention de denrées alimentaires. Le producteur d’aliments pour animaux peut garantir cette sécurité en appliquant les principes de base du système HACCP en liaison avec les bonnes pratiques hygiéniques.

Les entreprises du secteur de l'alimentation animale travaillant de manière industrielle ont défini leurs propres cycles de travail auditables. Chaque charge peut à tout moment être tracée sans aucune faille.

Le Règlement relatif à l’hygiène des aliments pour animaux (Règlement (CE) n° 183/ 2005) vient compléter et renforcer ces prescriptions générales. Il spécifie entre autres que l’entreprise est tenue de démontrer l’efficacité de ses mélangeurs quant à l’homogénéité. La preuve est apportée par des expertises pratiques dans les conditions normales d’exploitation. Les experts se basent ici sur le Guide allemand de contrôle de la précision de travail et de mélange auprès des producteurs d’aliments pour animaux dans sa version actuelle de 2018.

Dans la pratique, la qualité de mélange peut être mise sur le même pied que l’homogénéité d’un mélange. Elle décrit la capacité d’un mélangeur à « mélanger entre elles différentes quantités de composants individuels de manière homogène et pendant une durée définie ».

La détermination de la qualité de mélange d’un produit en vrac hétérogène représente un défi complexe sur le plan de la technologie des procédés. Il y a plus de 20 formules différentes pour définir la qualité de mélange. Des méthodes pratiques ont été établies pour démontrer la qualité de mélange des aliments pour animaux. Des colorants alimentaires organiques ou microtracers sont ajoutés aux aliments pour animaux selon une proportion de 1:10 000 – ou cent grammes de substance active par tonne. Suite à une durée de mélange définie, des échantillons sont prélevés en nombre suffisant (souvent minimum dix) et d’un volume suffisant (souvent 20 g dans la pratique – ration pour un poussin) en différents points de la chambre de mélange avec un appareil d’échantillonnage, puis analysés. La valeur de l’analyse de la qualité du mélange dépend de nombreux paramètres, plus particulièrement du nombre d’échantillons ainsi que de leur volume. Il faut particulièrement veiller à diviser ou portionner les échantillons tout en évitant leur ségrégation.

L’établissement d’un tout nouveau produit ou procédé ou encore la mise en service d’un nouveau mélangeur constituent de véritables défis. L’entreprise de production d’aliments composés veut alors savoir comment l’homogénéité évolue tout au long du mélange ou encore connaître la durée requise pour obtenir une qualité de mélange suffisamment élevée. Elle peut alors procéder comme suit :

Selon la description ci-dessus, l’échantillonnage est répété après plusieurs brèves phases de mélange. Par exemple, les dix premiers échantillons sont prélevés après 180 secondes et les dix échantillons suivants après 40 nouvelles secondes de mélange.

Un mélangeur amixon® fonctionnant de manière établie se caractérise par une efficacité de mélange universelle. Il suffit donc de prélever les échantillons en cours de mélange avec l’échantillonneur sans espace mort, pendant que l'outil de mélange tourne. Ceci s’applique également aux échantillons de référence.

La distribution granulométrique contribue également à l’obtention d’une grande qualité de mélange. L’expérience montre que les ingrédients mineurs se mêlent le mieux dans l’aliment de base lorsque leur taille de particule se situe entre 200 et 500 micromètres. Si les particules sont beaucoup plus petites, elles sont plus difficiles à doser et à contrôler, elles peuvent se retrouver dans le filtre de dépoussiérage ou s’agglomérer de manière fortuite sur des plus grosses particules, entravant ainsi une distribution uniforme. 

Pour démontrer l’absence de contamination croisée d’une charge à l’autre ou qu’une telle contamination reste en-deçà du seuil détectable, il faut procéder comme suit : le mélangeur précédemment utilisé est à nouveau rempli de matières premières broyées sans nettoyage manuel. Un cycle de mélange est ensuite lancé. Des échantillons sont prélevés comme décrit ci-dessus puis analysés quant aux microtracers ou aux colorants. L’analyse ne doit idéalement pas montrer de microtracers ni de colorants dans les aliments pour animaux purs.  

Ces vérifications doivent avoir lieu au moins tous les dix ans. Pour les prémélanges, les vérifications doivent avoir lieu tous les cinq ans. Dans la pratique, une vérification ne porte pas que sur le mélangeur, mais aussi sur le processus complet depuis les balances de chargement jusqu’au conditionnement.

Sélection d’un mélangeur adéquat

Les mélangeurs de précision – avec outils de mélange tournant à l’horizontale ou à la verticale – satisfont pleinement aux critères de qualité du mélange pour les aliments pour animaux. Les différences majeures résident toutefois dans

  • la durée de mélange,
  • la flexibilité du niveau de remplissage,
  • le degré de vidange,
  • la facilité de nettoyage / d’accès,
  • la vitesse de vidange ainsi que
  • la puissance absorbée de l’entraînement.


Pour choisir un système de mélange adéquat, il faut concilier l’encombrement du mélangeur avec la place disponible in situ. amixon® peut adapter individuellement ses mélangeurs ; une configuration plus basse avec le modèle plat ou une configuration mince lorsque la surface de montage est plus petite. En outre, amixon® peut fabriquer toutes les tailles souhaitées par pas de 100 litres. Pour le reste, les critères susnommés « Exigences posées aux mélangeurs » sont d’application. Les volumes de charge usuels au sein de l’industrie des aliments pour animaux vont de deux à six tonnes (env. 4 à 12 m³) et de une à trois tonnes (env. 1 à 3 m³) pour les mélanges minéraux.

Facteurs pour une humidification de poudre fonctionnelle dans le processus de mélange

Dosage ciblé et distribution homogène des liquides

Les mélanges d’aliments pour animaux contiennent également des additifs liquides variés comme par ex. des graisses, de l’eau, des acides aminés, de la mélasse ou des vitamines - tout juste dans les quantités requises pour les animaux d’élevage. Il faut en outre lier les poussières et améliorer le goût.

En règle générale, les aliments pour animaux en poudre ne sont améliorés qu’avec de très faibles quantités de liquide. S’il faut ajouter davantage de liquide, le fait que le mélangeur humidifie toutes les particules de manière aussi uniforme que possible constitue un critère majeur de sélection.

Il est intéressant de noter à cet égard que la porosité de la matière en vrac augmente légèrement suite à l’ajout d’une faible quantité de liquide, que le remplissage devient plus meuble et plus fluide, que le volume du produit mélangé augmente quelque peu, que les poussières diminuent et que la fluidité s’améliore légèrement. Il n’est toutefois pas banal d’humidifier rapidement et uniformément de la matière en vrac présentant une large distribution granulométrique.

Un post-traitement sous le mélangeur peut réduire la durée du processus

Si les temps de cycle sélectionnés sont très courts, les additifs liquides doivent être refoulés tout aussi rapidement dans le mélangeur. Suite à une brève durée de mélange, le mélangeur double rotor amixon® fournit un produit homogène. Ce dernier peut toutefois encore contenir ici et là des agglomérats (diamètre de 2 à 5 mm). Ces agglomérats humides sont certes distribués uniformément dans toute la chambre de mélange, mais pas entièrement dispersés dans l’aliment composé. Il faudrait encore prolonger le processus de mélange pour garantir leur distribution intégrale avec les rotors de coupe à grande vitesse, bien que la qualité du mélange soit atteinte. La méthode du post-traitement permet ici d’économiser l’énergie.

Pour broyer complètement les agglomérats, il est utile d’installer un « finisher » sous le mélangeur. Le produit mélangé traverse continuellement le finisher à haute vitesse. L’apport d’énergie spécifique est minime. Il est alors possible de démontrer que tous les liquides sont distribués dans la composition correcte jusque dans le plus petit volume.

amixon® ou les mélangeurs de précision avec outils de mélange verticaux

Un outil de mélange hélicoïdal tourne dans une cuve de mélange cylindrique, logé et entraîné au centre au niveau de la partie supérieure. Les produits du mélange sont alimentés par le haut, la vidange du mélangeur s’effectue par le bas via l’ouverture d’un clapet à fermeture coplanaire par rapport au plan du fond de la chambre de mélange. Il s’agit en fait d’un clapet de fermeture sans espace mort qui s’ouvre et se referme par commande électropneumatique au sein d’une tubulure. Tous les composants en contact avec le produit sont soigneusement soudés et poncés, tout comme l’outil de mélange. Les bras en forme de pales portent l’hélice de l’outil de mélange qui a été fabriquée ici dans une exécution « concave ». 

L’outil de mélange peut également être entièrement chauffé : l’arbre mélangeur, les bras ainsi que l’hélice de l’outil de mélange sont alors à double paroi. Le fluide caloporteur régule ainsi la température de l’outil de mélange complet. La vapeur, l’eau ou de l’huile thermique peuvent servir de fluide caloporteur. L’outil de mélange génère un brassage complet dans toute la chambre de mélange, sans aucun espace mort. Il faut parfois désagglomérer la poudre ou distribuer des liquides efficacement dans celle-ci. Les outils hacheurs - HighShear blades - sont alors mis en œuvre pour générer partiellement une grande densité de puissance dans la poudre. La figure ci-dessous montre le principe d’écoulement. Les mélangeurs double rotor amixon® sont ainsi universels pour la quasi-totalité des produits. Peu importe qu’ils soient granuleux, poussiéreux, fibreux, secs, humides, pâteux, liquides, bien ou peu fluides. L’outil de mélange est conçu de manière à brasser une fois tout le contenu en quatre à cinq rotations. Ce principe d’écoulement est également dénommé le principe du flux continu. Tous les ingrédients sont uniformément distribués de manière homogène dans toute la chambre de mélange après seulement quelques rotations ; on parle alors d’une qualité de mélange idéale imbattable dans la pratique.

Le mélangeur double rotor illustré ci-dessous est un cas particulier. Il se compose de deux mélangeurs mono-rotor imbriqués l’un dans l’autre. Les outils de mélange agissent largement jusqu’au centre de la chambre de mélange opposée. Les mélangeurs double rotor permettent de réduire la durée de mélange et l’apport d’énergie de presque la moitié, ils représentent le haut de gamme.

Mélanges de minéraux

Les préparations de minéraux constituent une forme spéciale de complément alimentaire. Elles sont ajoutées en faibles quantités aux aliments composés pour animaux d’élevage. Les recettes sont spécialement adaptées aux besoins des bovins, des porcins, des équidés et de la volaille. Ce sont des mélanges de calcaire et de substances actives pouvant contenir du fer, de la vitamine C, du calcium, du zinc, de l’iode, du cuivre, du sélénium, du chrome, du fluor, du potassium, du sodium, du magnésium ou du phosphore. Comme ce sont des ingrédients actifs mineurs au sein de l’aliment composé, ils doivent être particulièrement bien répartis de manière homogène. Ils sont en partie enrobés ou agglomérés de manière à générer le moins de poussières possible. Pour ces produits aussi, il convient d’obtenir un produit sans grumeaux ni poussières, avec une grande qualité de mélange.

Quel que soit le mélangeur amixon® mis en œuvre - mono-rotor ou double rotor -, on obtient dans tous les cas une qualité de mélange idéale. Les deux types de mélangeurs se distinguent uniquement par la durée de mélange requise et l’apport d’énergie afférent.

S’il faut réduire l’apport d’énergie, il n’y a pas d’alternative au mélangeur double rotor (sauf le mélangeur KoneSlid®) : en effet, il atteint une qualité de mélange idéale en un temps record

  • il brasse le produit tout en douceur avec un apport d’énergie minime
  • il est de construction basse et particulièrement compacte
  • il parvient à maîtriser différents niveaux de remplissage
  • il présente une bonne accessibilité avec une construction particulièrement hygiénique
  • il est compatible avec maints types de produits secs, humides et en suspension
  • il permet une excellente vidange totale
  • il peut également être doté de plusieurs tubulures d’écoulement
  • comme tous les mélangeurs amixon®, il est équipé d’un outil de mélange logé et entraîné au niveau de la partie supérieure.

Lait de remplacement

Lorsque les veaux sont séparés plus tardivement des vaches allaitantes, le pis de ces dernières n’est plus disponible pour l’alimentation. 

Des dérivés spéciaux de lait déshydraté sont enrichis avec des graisses, des oligoéléments et des vitamines. Le mélange prêt à l'emploi est conditionné dans des petits récipients. Selon les besoins, le produit est ensuite mis en suspension ou dissous dans l’eau et est particulièrement nutritif pour le veau.

Mélangeur conique amixon®

Comme le mélangeur conique garantit un mélange rapide et une vidange rapide et quasi totale, il est souvent et aisément mis en œuvre comme mélangeur de FIN DE LIGNE. Le mélangeur conique procède alors à la vidange directement dans le camion-citerne ou la machine de remplissage. Il se distingue par sa capacité à garantir l’exclusion pure et simple de contamination dans la production de mélanges médicaux. Les restes de la charge précédente ne peuvent en aucun cas être transmis aux mélanges fourragers suivants. C’est pourquoi le mélangeur conique est souvent aménagé en fin de chaîne de production. Les ingrédients médicaux sont directement ajoutés dans le mélangeur, uniformément répartis dans l’aliment composé puis entièrement vidés dans le récipient de l’utilisateur final.

Les exigences sont ici comme suit :

  • qualité de mélange idéale,
  • brève durée de mélange,
  • excellente vidange totale,
  • vidange rapide,
  • grandes portes de visite - bonne accessibilité et
  • exécution particulièrement hygiénique.

Le mélangeur se distingue encore par une autre spécialité : il peut être exploité par charges ou en continu.

Mélangeur en tant que mélangeur discontinu ou mélangeur continu

Mélangeur amixon® Gyraton® pour les lots particulièrement importants

Les exigences posées à un mélangeur d'aliments pour animaux peuvent varier fortement selon le type d’entreprise de production d’aliments composés. Par conséquent, il convient d’évaluer soigneusement les conditions d’exploitation et de production avant d’acheter un mélangeur.

La liste de contrôle ci-dessous peut aider à déterminer si le procédé de mélange par charges ou en continu est à privilégier pour un besoin spécifique.

Les critères d’exigence peuvent par ex. être les suivants :

  • niveaux de remplissage fortement variables présents / pas présents
  • mélange ménageant les particules requis / pas requis
  •  distribution de liquides à faible niveau de remplissage requise / ….
  • distribution de liquides tout en douceur requise / ….
  • distribution de liquides fortement désagglomérante et particulièrement rapide requise / ….
  • vidange totale très rapide requise / ….
  • vidange lente ou par cycles souhaitée / ….
  • vidange totale et optimale / ….
  • vidange séparée ou simultanée dans plusieurs machines de remplissage requise / ….
  • puissance connectée aussi faible que possible exigée / ….
  • protection spéciale contre l’usure / ….
  • mélangeur devant également être utilisé pour le développement des produits et procédés et donc mise en œuvre variable / ….
  • monoproduction dans une large mesure / ….
  • différents ordres de mélange qui se suivent rapidement / ….
  • accessibilité ergonomique requise pour un nettoyage à sec rapide / ….
  • nettoyage humide et séchage rapides et fréquents / ….
  • pastilles devant être imprégnées de liquides / ....
  • étanchéité à la pression ou au vide de la chambre de mélange requise / ….
  • Mélanges prêts à l’emploi avec densité apparente variable de .... kg/dm³ à .... kg/dm³
  • produits mélangés dont la température doit être régulée dans le mélangeur / ….
  • apport de gaz dans le mélangeur exigé / ....

Réacteurs de synthèse amixon® (fond plat ou conique)

Deux mélangeurs amixon® à double paroi résistants à la pression et au vide doivent encore être considérés pour compléter la sélection. Les mélangeurs de ce type s’avèrent intéressants

  • lorsqu’un produit organique doit être stérilisé avec de la vapeur saturée ;
  • pour la préparation de pénicilline ;
  • en présence de fermentations enzymatiques ;
  • en présence de séchages sous vide ;
  • lorsque des produits en vrac poreux (extrudats de pastilles) doivent être imprégnés en profondeur avec des liquides à viscosité élevée (la génération de vide rend les pores exempts de gaz ; un léger établissement de pression stabilise l’imprégnation)

Laboratoires d’amixon® à Paderborn

Tous les mélangeurs de précision présentés peuvent être amplement testés dans les laboratoires d’amixon GmbH. Sur demande, les mélangeurs de test peuvent être utilisés pour des essais in situ chez le client. Ceci permet de garantir d’emblée les meilleurs résultats et un énorme gain de savoir avec un aperçu approfondi des processus de la construction d'appareils moderne.