Mélangeur optimal d’aliments pour bovins, volaille, porcins & Cie

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Une question de sécurité et de qualité de mélange

L’époque où les agriculteurs nourrissaient leurs bovins et porcins avec du fourrage vert, du foin, des céréales, des betteraves et du silo de leur propre production est déjà révolue de longue date. Les aliments produits par les entreprises agricoles elles-mêmes ne servent aujourd’hui plus que de « ration de base ». Cette dernière appelle inévitablement la notion d’« aliments concentrés ». Cette notion désigne tous les aliments pour animaux à concentration accrue de nutriments et autres additifs. Il convient d’opérer une nouvelle distinction entre les aliments simples et les aliments composés. Les aliments simples à concentration accrue de nutriments sont par ex. les graisses, les tourteaux de soja et les copeaux de mélasse, un produit dérivé du traitement des betteraves sucrières.

Le mélange de deux aliments simples forme déjà un aliment composé. Les aliments composés modernes sont en réalité des composés hautement complexes qui contiennent plusieurs aliments simples ainsi qu’une sélection d’additifs et permettent ainsi de couvrir les besoins alimentaires réels et spécifiques des différents animaux. En moyenne actuellement, un aliment composé typique contient huit à douze aliments simples et jusqu’à 15 additifs. Sur le plan de la quantité, les principaux aliments simples sont les différents types de céréales comme le blé, l’orge et le maïs, suivis des tourteaux de colza et de soja. Les additifs pour aliments pour animaux sont les minéraux, les vitamines, les acides aminés, les oligoéléments et les enzymes.

Selon les chiffres actuels de l’Association des agriculteurs allemands, les mélanges fourragers représentent en Allemagne une part d’environ 14 pour cent des aliments pour animaux d’élevage. Les aliments de base comptent pour 54 pour cent et les aliments simples pour 32 pour cent. En 2020 et selon l'Association allemande des aliments pour animaux, l'industrie des aliments pour animaux a produit 24,1 millions de tonnes d’aliments composés, avec 9,8 millions de tonnes pour les porcins, 6,9 millions de tonnes pour les bovins et 6,4 millions de tonnes pour la volaille.

L’industrie allemande des aliments pour animaux est marquée par ses moyennes entreprises. On dénombrait fin 2020 287 producteurs d’aliments composés pour animaux qui ont réalisé un chiffre d’affaires de 6,8 milliards d’euros. La plus grande partie se trouve dans le nord de l’Allemagne. La demande en aliments composés est plus faible dans le sud car les cheptels sont plus petits.

La tendance aux mélanges fourragers individuels

Même si le secteur est marqué par des moyennes entreprises, le développement des recettes d’aliments composés témoigne d’un grand engagement scientifique. À cet égard, on ne distingue pas uniquement les espèces animales, mais également l’affectation, le stade de développement et le rendement des animaux. Il convient également de tenir compte des différents besoins alimentaires, systèmes digestifs et métabolismes. Les aliments doivent également plaire aux animaux et ils doivent être transférés depuis la citerne du camion au silo journalier avant d’être distribués sans ségrégation à chaque animal. Il n’est ainsi pas rare qu’un seul producteur propose plusieurs centaines de recettes et formulations d’aliments composés différentes.

Dans l’élevage bovin, on trouve des mélanges sur mesure spécifiques pour les veaux, les génisses, les vaches laitières, les taureaux d’engraissement et les vaches taries (phase entre deux vêlages). Les exigences pour les taureaux d’engraissement par ex. sont comme suit : prise de poids journalière élevée, beaucoup de viande maigre et peu de graisse, un estomac bovin sain et peu de refus dus à la maladie. La ration de base se caractérise toutefois par une faible teneur en protéines pour un développement musculaire rapide. De même, les minéraux, les vitamines et les oligoéléments sont trop peu présents dans la ration de base. Un aliment composé sur mesure pour les taureaux d’engraissement permet de compenser ces manques.

Les agriculteurs modernes font tout d’abord analyser la ration de base qu’ils produisent eux-mêmes. Cette analyse permet de déterminer précisément la teneur en nutriments (glucides, graisses et protéines), en minéraux (calcium, sodium, magnésium, etc.) et en oligoéléments (zinc, cuivre, iode, etc.). La composition de l’aliment composé est ensuite minutieusement adaptée à la ration de base.

Cette analyse de la ration de base représente certes un certain coût initial, mais celui-ci est souvent rapidement compensé par l’alimentation spécifique qui contribue à la rentabilité de l’élevage bovin. En effet, tous les minéraux et oligoéléments - ne devant plus être compris dans l’aliment composé - constituent un véritable facteur de coût.

Des aliments minutieusement composés pour le bien-être animal et la protection de l’environnement

La production flexible et adaptée des aliments pour animaux permet également une adaptation aux conditions météorologiques extrêmes. Par exemple, les vaches laitières peuvent souffrir des fortes températures estivales. À partir d’une température extérieure de 24 °C, ces animaux n’éprouvent plus de bien-être, mangent moins et donnent en fin de compte moins de lait. Lors d’une vague de chaleur estivale, l’ajout de carbonate de sodium aux aliments peut être judicieux pour les vaches.

Un mélange fourrager finement ajusté peut même contribuer à la protection de l'environnement. Une fumure régulière des surfaces agricoles est essentielle pour un rendement élevé. S’il est correctement répandu dans les bonnes proportions, le lisier constitue un bon engrais. Toutefois, les grandes quantités ne sont pas toujours fort utiles. L’apport de phosphate et d’azote du lisier vient parfois contaminer notre eau potable. Les vaches laitières ont besoin d’un apport suffisant de phosphore. Le manque de phosphore entraîne une réduction de la consommation d’aliments, du rendement laitier et de la fécondité. La vache laitière réagit à un apport excessif de phosphore par des excrétions accrues de phosphate. La composition judicieusement équilibrée des ingrédients joue donc aussi sur la qualité du lisier servant d’engrais et aide à protéger les terres agricoles et la nappe phréatique. Le producteur d’aliments pour animaux Agravis propose par exemple sous la dénomination « Phokus » un outil de calcul de ration qui permet de réduire de manière ciblée la teneur en phosphore dans l’alimentation.

© by amixon GmbH - amixon® Mélangeur HM 16000. Débit massique jusqu'à 70 t/h d'aliments mélangés pour porcs, volailles et bovins.

Exigences pour les mélangeurs d’aliments pour animaux

La distribution uniforme des différents ingrédients est cruciale dans le mélange des aliments pour animaux. En effet, l’animal pris isolément ne reçoit qu’une infime partie d’une charge. Et cette partie infime doit idéalement présenter la même composition pour chaque animal au sein d’une exploitation. Cela vaut également pour chaque ration individuelle, même si certains oligoéléments n’y ont été ajoutés qu’en très faibles quantités. Les mélangeurs d’aliments pour animaux doivent être en mesure de distribuer uniformément de très faibles proportions dans des céréales broyées. Dans ce secteur, les exigences relatives aux proportions sont formulées avec des rapports de 1:10 000 voire même de 1:100 000. Ce sont ici des exigences, pas des cotes de qualité du mélange.

Les aliments pour animaux sont des produits de masse et la marge bénéficiaire des producteurs d’aliments pour animaux est très faible. Une autre exigence réside donc dans un temps de séjour aussi court que possible des produits dans le mélangeur, cela même en usine. Il n’est pas rare que la durée de mélange d’une charge ne soit que de quatre à six minutes. Cette durée englobe l’alimentation du mélangeur - avec tous les ingrédients de la recette -, le mélange lui-même, la vidange et la fermeture du dispositif de vidange. Pour un mélangeur de 12 m³, un cycle de mélange aussi court nécessite certaines caractéristiques spécifiques.

Côté exploitant, l’interaction entre l’élaboration des recettes, la fourniture des ingrédients, leur pesée, la capacité d’homogénéisation du mélangeur et la contenance des systèmes en aval nécessite une forte dose de savoir-faire. Et en fin de compte, le bilan énergétique compte également. Tout système servant à la logistique interne des produits en vrac et à la préparation des produits doit être alimenté en électricité, est sujet à usure et renchérit les aliments composés.

Démontrer la sécurité du produit et la qualité de mélange

Au vu des nombreux ingrédients et des recettes sans cesse changeantes, les producteurs d’aliments pour animaux fournissent des prestations logistiques de haut de gamme. Les matières premières dont le prix du jour s’avère parfois inapproprié ou qui ne sont pas disponibles sur le marché doivent souvent être remplacées par d’autres nutriments comparables ...

Les exigences posées au mélangeur en tant que système générateur de plus-value au sein de la chaîne de production se décrivent comme suit :

  • obtention de qualités de mélange optimales imbattables dans la pratique
    • en un temps record et
    • avec des niveaux de remplissage variables
    • avec un apport d’énergie minimum et
  • une grande résistance à l’usure
  • vidange rapide et complète, idéalement en quelques secondes
  • grande longévité
  • facilité d’accès et de nettoyage de la chambre de mélange
  • praticabilité et ergonomie de la chambre de mélange
  • remise en état aisée des composants usés – idéalement par un serrurier-métallier interne qui a préalablement suivi une formation spéciale.


Partant du Règlement (CE) n° 178/2002, le producteur d’aliments pour animaux est responsable de la sécurité de ces aliments – et ce, tout au long de la chaîne logistique depuis la production primaire des aliments jusqu’à l’alimentation des animaux destinés à l’obtention de denrées alimentaires. Le producteur d’aliments pour animaux peut garantir cette sécurité en appliquant les principes de base du système HACCP en liaison avec les bonnes pratiques hygiéniques.

Les entreprises du secteur de l'alimentation animale travaillant de manière industrielle ont défini leurs propres cycles de travail auditables. Chaque charge peut à tout moment être tracée sans aucune faille.

Le Règlement relatif à l’hygiène des aliments pour animaux (Règlement (CE) n° 183/ 2005) vient compléter et renforcer ces prescriptions générales. Il spécifie entre autres que l’entreprise est tenue de démontrer l’efficacité de ses mélangeurs quant à l’homogénéité. La preuve est apportée par des expertises pratiques dans les conditions normales d’exploitation. Les experts se basent ici sur le Guide allemand de contrôle de la précision de travail et de mélange auprès des producteurs d’aliments pour animaux (https://www.bmel.de/SharedDocs/Downloads/DE/_Tiere/Futtermittel/Leitfaden-Arbeitsgenauigkeit.html) dans sa version actuelle de 2018.

Dans la pratique, la qualité de mélange peut être mise sur le même pied que l’homogénéité d’un mélange. Elle décrit la capacité d’un mélangeur à « mélanger entre elles différentes quantités de composants individuels de manière homogène et pendant une durée définie ».

La détermination de la qualité de mélange d’un produit en vrac hétérogène représente un défi complexe sur le plan de la technologie des procédés. Il y a plus de 20 formules différentes pour définir la qualité de mélange. Des méthodes pratiques ont été établies pour démontrer la qualité de mélange des aliments pour animaux. Des colorants alimentaires organiques ou microtracers sont ajoutés aux aliments pour animaux selon une proportion de 1:10 000 – ou cent grammes de substance active par tonne. Suite à une durée de mélange définie, des échantillons sont prélevés en nombre suffisant (souvent minimum dix) et d’un volume suffisant (souvent 20 g dans la pratique – ration pour un poussin) en différents points de la chambre de mélange avec un appareil d’échantillonnage, puis analysés. La valeur de l’analyse de la qualité du mélange dépend de nombreux paramètres, plus particulièrement du nombre d’échantillons ainsi que de leur volume. Il faut particulièrement veiller à diviser ou portionner les échantillons tout en évitant leur ségrégation.

L’établissement d’un tout nouveau produit ou procédé ou encore la mise en service d’un nouveau mélangeur constituent de véritables défis. L’entreprise de production d’aliments composés veut alors savoir comment l’homogénéité évolue tout au long du mélange ou encore connaître la durée requise pour obtenir une qualité de mélange suffisamment élevée. Elle peut alors procéder comme suit :

Selon la description ci-dessus, l’échantillonnage est répété après plusieurs brèves phases de mélange. Par exemple, les dix premiers échantillons sont prélevés après 180 secondes et les dix échantillons suivants après 40 nouvelles secondes de mélange.

Un mélangeur amixon® fonctionnant de manière établie se caractérise par une efficacité de mélange universelle. Il suffit donc de prélever les échantillons en cours de mélange avec l’échantillonneur sans espace mort, pendant que l'outil de mélange tourne. Ceci s’applique également aux échantillons de référence.

La distribution granulométrique contribue également à l’obtention d’une grande qualité de mélange. L’expérience montre que les ingrédients mineurs se mêlent le mieux dans l’aliment de base lorsque leur taille de particule se situe entre 200 et 500 micromètres. Si les particules sont beaucoup plus petites, elles sont plus difficiles à doser et à contrôler, elles peuvent se retrouver dans le filtre de dépoussiérage ou s’agglomérer de manière fortuite sur des plus grosses particules, entravant ainsi une distribution uniforme.

Pour démontrer l’absence de contamination croisée d’une charge à l’autre ou qu’une telle contamination reste en-deçà du seuil détectable, il faut procéder comme suit : le mélangeur précédemment utilisé est à nouveau rempli de matières premières broyées sans nettoyage manuel. Un cycle de mélange est ensuite lancé. Des échantillons sont prélevés comme décrit ci-dessus puis analysés quant aux microtracers ou aux colorants. L’analyse ne doit idéalement pas montrer de microtracers ni de colorants dans les aliments pour animaux purs.

Ces vérifications doivent avoir lieu au moins tous les dix ans. Pour les prémélanges, les vérifications doivent avoir lieu tous les cinq ans. Dans la pratique, une vérification ne porte pas que sur le mélangeur, mais aussi sur le processus complet depuis les balances de chargement jusqu’au conditionnement.

Sélection d’un mélangeur adéquat

Les mélangeurs de précision – avec outils de mélange tournant à l’horizontale ou à la verticale – satisfont pleinement aux critères de qualité du mélange pour les aliments pour animaux. Les différences majeures résident toutefois dans

  • la durée de mélange,
  • la flexibilité du niveau de remplissage,
  • le degré de vidange,
  • la facilité de nettoyage / d’accès,
  • la vitesse de vidange ainsi que
  • la puissance absorbée de l’entraînement.


Pour choisir un système de mélange adéquat, il faut concilier l’encombrement du mélangeur avec la place disponible in situ. amixon® peut adapter individuellement ses mélangeurs ; une configuration plus basse avec le modèle plat ou une configuration mince lorsque la surface de montage est plus petite. En outre, amixon® peut fabriquer toutes les tailles souhaitées par pas de 100 litres. Pour le reste, les critères susnommés « Exigences posées aux mélangeurs » sont d’application. Les volumes de charge usuels au sein de l’industrie des aliments pour animaux vont de deux à six tonnes (env. 4 à 12 m³) et de une à trois tonnes (env. 1 à 3 m³) pour les mélanges minéraux.

Dosage ciblé et distribution homogène des liquides

Les mélanges d’aliments pour animaux contiennent également des additifs liquides variés comme par ex. des graisses, de l’eau, des acides aminés, de la mélasse ou des vitamines - tout juste dans les quantités requises pour les animaux d’élevage. Il faut en outre lier les poussières et améliorer le goût.

En règle générale, les aliments pour animaux en poudre ne sont améliorés qu’avec de très faibles quantités de liquide. S’il faut ajouter davantage de liquide, le fait que le mélangeur humidifie toutes les particules de manière aussi uniforme que possible constitue un critère majeur de sélection.

Il est intéressant de noter à cet égard que la porosité de la matière en vrac augmente légèrement suite à l’ajout d’une faible quantité de liquide, que le remplissage devient plus meuble et plus fluide, que le volume du produit mélangé augmente quelque peu, que les poussières diminuent et que la fluidité s’améliore légèrement. Il n’est toutefois pas banal d’humidifier rapidement et uniformément de la matière en vrac présentant une large distribution granulométrique.

Tension superficielle ; l’affinité entre le liquide et la poudre

a. Le liquide présente une tension superficielle faible et peut donc pénétrer et humidifier rapidement la structure du solide hydrophile ; ceci est comparable à un granulé super-absorbant qui absorbe de l’huile renversée.

Dans ce cas, la distribution uniforme du liquide ne fonctionne que si toutes les surfaces de la poudre sont humidifiées avec la même quantité de liquide. L'homogénéisation par mélange intensif d'une phase liquide auparavant inégalement distribuée n'est alors plus possible. Dans ce cas, la diffusion peut au mieux aider à homogénéiser la phase liquide. Mais on sait toutefois que la diffusion dure longtemps et forme des grumeaux au sein du produit mélangé ; elle ne constitue donc pas une bonne solution.

b. Le liquide présente une tension superficielle élevée et la poudre une surface hydrophobe, à l’instar de l’effet lotus.

La distribution uniforme de la phase liquide n’est dans ce cas possible qu’avec un mélange désagglomérant – avec un travail de séparation mécanique.

Viscosité du liquide

La viscosité du liquide est également importante. Moins le liquide est visqueux, plus il est facile à pulvériser. Il est donc judicieux d’ajuster la viscosité en conséquence. Comme la viscosité diminue à mesure que la température augmente, il est judicieux de réchauffer tant le liquide lui-même que la conduite et la lance d’ajout de liquide. La viscosité ne change toutefois pas directement suite à un changement de température, mais avec un certain décalage dans le temps.

Selon leur type (dilatant, newtonien ou pseudo-plastique), les liquides réagissent différemment lorsqu’ils sont sollicités en cisaillement. La contrainte de cisaillement survient par ex. lorsqu'un liquide est mélangé ou pompé à grande vitesse, s'écoule rapidement dans des conduites ou est pulvérisé. Si l’on tente par ex. de refouler un liquide dilatant avec une pompe centrifuge ou de l’injecter dans le produit mélangé avec une buse, sa viscosité augmente. Ajouté de cette manière, le liquide dilatant ne se répartit que difficilement dans la poudre. Il a plutôt tendance à former de nombreux petits granulés humides qui ne peuvent en fin de compte plus se dissoudre.

Les ajouts d’acides aminés sous forme liquide (acide aspartique, glycine, méthionine, tryptophane, lysine, thréonine ou valine) ont un comportement dilatant.

Par contre, un liquide pseudo-plastique sollicité en cisaillement réagit tout autrement : sa viscosité diminue et le pompage et la pulvérisation favorisent ainsi considérablement la distribution.

En revanche, le comportement de l’eau ou de l’huile alimentaire est newtonien. Elles conservent largement leur viscosité – quel que soit l’effet de cisaillement. Ceci s’applique également à de nombreuses solutions aqueuses.

Si la distribution au sein du mélangeur pose problème, certains acides aminés liquides sont également disponibles avec une consistance poudreuse. La forme poudreuse est toutefois plus onéreuse et son ajout se prête moins à l’automatisation.

Un post-traitement sous le mélangeur peut réduire la durée du processus

Si les temps de cycle sélectionnés sont très courts, les additifs liquides doivent être refoulés tout aussi rapidement dans le mélangeur. Suite à une brève durée de mélange, le mélangeur double rotor amixon® fournit un produit homogène. Ce dernier peut toutefois encore contenir ici et là des agglomérats (diamètre de 2 à 5 mm). Ces agglomérats humides sont certes distribués uniformément dans toute la chambre de mélange, mais pas entièrement dispersés dans l’aliment composé. Il faudrait encore prolonger le processus de mélange pour garantir leur distribution intégrale avec les rotors de coupe à grande vitesse, bien que la qualité du mélange soit atteinte. La méthode du post-traitement permet ici d’économiser l’énergie.

Pour broyer complètement les agglomérats, il est utile d’installer un « finisher » sous le mélangeur. Le produit mélangé traverse continuellement le finisher à haute vitesse. L’apport d’énergie spécifique est minime. Il est alors possible de démontrer que tous les liquides sont distribués dans la composition correcte jusque dans le plus petit volume.

Deux formes différentes d’ajout de liquide dans le même mélangeur de poudre

La figure ci-dessous montre l’extrémité inférieure d’un mélangeur conique amixon® avec deux systèmes différents d’ajout de liquide. La partie droite montre l’injection de liquide dans la zone active du module à fort cisaillement via une buse monofluide. La distribution du liquide a lieu par cisaillement et désagglomération.  

Le cycle de mélange ne doit pas toujours se dérouler aussi rapidement. Les liquides peuvent alors être injectés ou finement pulvérisés dans le produit mélangé.

© by amixon GmbH - Deux méthodes d’ajout de liquide dans le mélange pulvérulent

La partie gauche montre une buse bifluide. Le gaz introduit sous pression dans la chambre de mélange atomise le liquide en gouttelettes ultrafines tout en garantissant la fluidisation du produit mélangé passant devant la buse. Le flux tourbillonnant du gaz génère un fin brouillard humidifiant. Il est ainsi possible de distribuer uniformément de très petites quantités de liquide dans de grandes charges pulvérulentes. Le produit mélangé agit comme un absorbeur pour le brouillard ascendant. Le gaz de fluidisation sort du produit en vrac à vitesse fortement réduite. Le produit en vrac agit comme absorbeur de poussières et de liquide.

Ces deux procédés - tout en douceur avec buse bifluide (à gauche) et « heavy duty » (à droite) peuvent être mis en œuvre individuellement ou simultanément dans un seul et même mélangeur. En outre, ce mélangeur amixon® de forme conique tolère des niveaux de remplissage fortement variables.

amixon® est synonyme de mélangeurs de précision avec outils de mélange verticaux

Un outil de mélange hélicoïdal tourne dans une cuve de mélange cylindrique, logé et entraîné au centre au niveau de la partie supérieure. Les produits du mélange sont alimentés par le haut, la vidange du mélangeur s’effectue par le bas via l’ouverture d’un clapet à fermeture coplanaire par rapport au plan du fond de la chambre de mélange. Il s’agit en fait d’un clapet de fermeture sans espace mort qui s’ouvre et se referme par commande électropneumatique au sein d’une tubulure. Tous les composants en contact avec le produit sont soigneusement soudés et poncés, tout comme l’outil de mélange. Les bras en forme de pales portent l’hélice de l’outil de mélange qui a été fabriquée ici dans une exécution « concave ».

© by amixon GmbH

L’outil de mélange peut également être entièrement chauffé : l’arbre mélangeur, les bras ainsi que l’hélice de l’outil de mélange sont alors à double paroi. Le fluide caloporteur régule ainsi la température de l’outil de mélange complet. La vapeur, l’eau ou de l’huile thermique peuvent servir de fluide caloporteur. L’outil de mélange génère un brassage complet dans toute la chambre de mélange, sans aucun espace mort. Il faut parfois désagglomérer la poudre ou distribuer des liquides efficacement dans celle-ci. Les outils hacheurs - HighShear blades - sont alors mis en œuvre pour générer partiellement une grande densité de puissance dans la poudre. La figure ci-dessous montre le principe d’écoulement. Les mélangeurs double rotor amixon® sont ainsi universels pour la quasi-totalité des produits. Peu importe qu’ils soient granuleux, poussiéreux, fibreux, secs, humides, pâteux, liquides, bien ou peu fluides. L’outil de mélange est conçu de manière à brasser une fois tout le contenu en quatre à cinq rotations. Ce principe d’écoulement est également dénommé le principe du flux continu. Tous les ingrédients sont uniformément distribués de manière homogène dans toute la chambre de mélange après seulement quelques rotations ; on parle alors d’une qualité de mélange idéale imbattable dans la pratique.

Le mélangeur double rotor illustré ci-dessous est un cas particulier. Il se compose de deux mélangeurs mono-rotor imbriqués l’un dans l’autre. Les outils de mélange agissent largement jusqu’au centre de la chambre de mélange opposée. Les mélangeurs double rotor permettent de réduire la durée de mélange et l’apport d’énergie de presque la moitié, ils représentent le haut de gamme.

© by amixon GmbH - Mélangeur double rotor de type HM et principe du brassage tridimensionnel

Mélanges de minéraux

Les préparations de minéraux constituent une forme spéciale de complément alimentaire. Elles sont ajoutées en faibles quantités aux aliments composés pour animaux d’élevage. Les recettes sont spécialement adaptées aux besoins des bovins, des porcins, des équidés et de la volaille. Ce sont des mélanges de calcaire et de substances actives pouvant contenir du fer, de la vitamine C, du calcium, du zinc, de l’iode, du cuivre, du sélénium, du chrome, du fluor, du potassium, du sodium, du magnésium ou du phosphore. Comme ce sont des ingrédients actifs mineurs au sein de l’aliment composé, ils doivent être particulièrement bien répartis de manière homogène. Ils sont en partie enrobés ou agglomérés de manière à générer le moins de poussières possible. Pour ces produits aussi, il convient d’obtenir un produit sans grumeaux ni poussières, avec une grande qualité de mélange.

Quel que soit le mélangeur amixon® mis en œuvre - mono-rotor ou double rotor -, on obtient dans tous les cas une qualité de mélange idéale. Les deux types de mélangeurs se distinguent uniquement par la durée de mélange requise et l’apport d’énergie afférent.

S’il faut réduire l’apport d’énergie, il n’y a pas d’alternative au mélangeur double rotor (sauf le mélangeur KoneSlid®) : en effet, 

  • il atteint une qualité de mélange idéale en un temps record
  • il brasse le produit tout en douceur avec un apport d’énergie minime
  • il est de construction basse et particulièrement compacte
  • il parvient à maîtriser différents niveaux de remplissage
  • il présente une bonne accessibilité avec une construction particulièrement hygiénique
  • il est compatible avec maints types de produits secs, humides et en suspension
  • il permet une excellente vidange totale
  • il peut également être doté de plusieurs tubulures d’écoulement
  • comme tous les mélangeurs amixon®, il est équipé d’un outil de mélange logé et entraîné au niveau de la partie supérieure.

Lait de remplacement

Lorsque les veaux sont séparés plus tardivement des vaches allaitantes, le pis de ces dernières n’est plus disponible pour l’alimentation. Des dérivés spéciaux de lait déshydraté sont enrichis avec des graisses, des oligoéléments et des vitamines. Le mélange prêt à l'emploi est conditionné dans des petits récipients. Selon les besoins, le produit est ensuite mis en suspension ou dissous dans l’eau et est particulièrement nutritif pour le veau.

© by amixon GmbH - Mélangeur amixon® HM 4000 avec dispositif de vidange particulièrement généreux

© by amixon GmbH - Mélangeur conique amixon® AM

Mélangeur conique amixon®

Comme le mélangeur conique garantit un mélange rapide et une vidange rapide et quasi totale, il est souvent et aisément mis en œuvre comme mélangeur de FIN DE LIGNE. Le mélangeur conique procède alors à la vidange directement dans le camion-citerne ou la machine de remplissage. Il se distingue par sa capacité à garantir l’exclusion pure et simple de contamination dans la production de mélanges médicaux. Les restes de la charge précédente ne peuvent en aucun cas être transmis aux mélanges fourragers suivants. C’est pourquoi le mélangeur conique est souvent aménagé en fin de chaîne de production. Les ingrédients médicaux sont directement ajoutés dans le mélangeur, uniformément répartis dans l’aliment composé puis entièrement vidés dans le récipient de l’utilisateur final.

Les exigences sont ici comme suit :

  • qualité de mélange idéale,
  • brève durée de mélange
  • excellente vidange totale,
  • vidange rapide,
  • grandes portes de visite - bonne accessibilité etexécution particulièrement hygiénique.

Le mélangeur se distingue encore par une autre spécialité : il peut être exploité par charges ou en continu.

© by amixon GmbH - Mélangeur en continu amixon® AMK 400

© by amixon GmbH - Mélangeur en continu amixon® AMK 10 000 ; débit massique jusqu’à 120 t/h

Description du fonctionnement du mélangeur en continu AMK

Le dispositif de décharge du mélangeur est tout d’abord fermé. Tous les dispositifs de dosage gravimétrique sont démarrés en même temps et à faible débit massique puis s’alignent entre eux automatiquement. Les éventuelles erreurs de dosage au début du dosage sont ainsi corrigées. Le niveau de remplissage du mélangeur augmente graduellement, l’entraînement du mélangeur ne démarre qu’à la moitié environ de la quantité de remplissage de manière à ménager le produit mélangé.

Une fois que

  1. tous les organes de dosage ont atteint leur point de fonctionnement stationnaire,
  2. les apports sont effectués conformément à la recette et
  3. le niveau de remplissage souhaité est atteint dans le mélangeur,

le dispositif de déchargement s’ouvre lentement et le produit mélangé idéal est évacué en continu hors du mélangeur. Les flux de dosage peuvent également être augmentés moyennant un ajustage continu.

Du premier gramme à la fin du cycle de mélange, seul un produit idéal est obtenu. Les écarts typiques de dosage au début sont rapidement corrigés par le système lui-même. Tout écart éventuel et accidentel de dosage est compensé de manière optimale.

Le mélangeur en continu amixon® AMK 10000 illustré ci-dessus repose sur des cellules de pesage et les convoyeurs aménagés au-dessus sont des systèmes de dosage gravimétrique de haute précision. Dans le cadre d’une production en continu, le mélangeur atteint les 120 t/h. Le débit massique peut toutefois être réduit à 20 t/h. Si le même mélangeur est exploité par charges, il est en mesure de mélanger idéalement et précisément des charges variables de 1 m³ à 10 m³.

Ceci s’avère par ex. nécessaire lorsqu’il s’agit d’exécuter des petites commandes ou de réaliser des prémélanges à partir d’un nombre particulièrement élevé d’ingrédients, pour être ensuite distribués dans les mélanges finaux dans le cadre d’un processus continu.

La liste de contrôle ci-dessous peut aider à déterminer si le procédé de mélange par charges ou en continu est à privilégier pour un besoin spécifique.

Le processus de mélange en continu s’avère souvent plus avantageux

  • lorsqu’un bref temps de séjour est exigé ; par ex. désagglomération, granulation par accumulation spontanée avec ajout de liquide, ou réaction chimique spontanée avec dissipation de chaleur ;
  • lorsque les recettes sont standardisées et la qualité des ingrédients garantie ;
  • lorsque la recette se compose de peu d’ingrédients ;
  • lorsqu’il faut produire de grandes quantités du même produit ou d’un produit similaire, parfois même en trois équipes (produits de masse comme par ex. des nutriments de base dans des moulins) ;
  • lorsqu’un degré d’automatisation élevé est exigé.
  • Les systèmes de production modernes sont aujourd’hui largement automatisés. L’automatisation d’un processus de mélange en continu est en général plus simple.

Le processus de mélange par charges s’avère avantageux

  • lorsqu’il s’agit de processus de préparation complexes, par ex. des processus de mélange à plusieurs étapes ou encore des processus avec surpression ou vide ;
  • lorsque les propriétés (couleur, consistance, viscosité, taille) des différents ingrédients changent, le mélange doit être analysé avant le conditionnement et certains ingrédients doivent être cas échéant être ajoutés ultérieurement ;
  • lorsque la recette comprend de nombreux ingrédients ;
  • lorsqu’il s’agit de commandes individuelles de mélange et les recettes changent fréquemment ;
  • lorsque les charges sont entièrement contrôlées.

La décision est toutefois toujours prise au cas par cas - souvent dans le contexte de l’histoire de l’entreprise, du secteur, de la structure de la clientèle et des commandes, de la concurrence ainsi que de l’orientation stratégique de l’entreprise et de son évolution. Les différents points d’aide ci-dessus ne constituent donc pas une liste exhaustive. De nombreux autres critères peuvent intervenir en fonction de l’application et les inconvénients éventuels doivent également être thématisés et pondérés lors de la planification d’une toute nouvelle installation.

Mélange et vidange extrêmement rapides avec le mélangeur KoneSlid®

Il convient de souligner un autre développement d’amixon® dans la gamme des mélangeurs : un mélangeur conique avec dispositif de vidange spécial. Ce mélangeur amixon® assure également des qualités de mélange idéales. Il peut être utilisé partout où un changement de charge particulièrement rapide avec un temps de cycle minime et une vidange totale et rapide sont exigés. Avec le mélangeur KoneSlid®, des temps de cycle de trois minutes sont plus la règle que l’exception.

© by amixon GmbH - amixon® Mélangeur KoneSlid® KS 400 avec vidange totale en quelques secondes

Mélangeur amixon® Gyraton® pour charges particulièrement grandes

Un autre développement d’amixon® est dédié aux charges particulièrement grandes. Ce mélangeur est le Gyraton®. Il assure l’homogénéisation en douceur et précise de grandes charges isolées d’un même produit. Les matières brutes sont souvent livrées en conteneurs. Un conteneur de 40 pieds permet de transporter jusqu’à 70 m³ de produit mélangé. À la livraison, on peut ainsi avoir plusieurs charges d’un seul et même produit. Un prélèvement d’échantillon à des fins de détermination de la qualité n’est par conséquent pas possible tant que l’on se trouve en face d’un produit inhomogène.

On utilise traditionnellement des silos mélangeurs de grande hauteur ou des mélangeurs coniques avec vis mélangeuse à mouvement orbital pour homogénéiser les grandes charges. Par contre, le mélangeur Gyraton® pour charges de 70 m³ présente des dimensions relativement compactes avec une hauteur de construction de 8,7 m.  Il maîtrise tous les niveaux de remplissage jusqu’à 70 m³ et est en outre accessible en toute simplicité à des fins d’inspection.

Le mélangeur Gyraton® abrite un entraînement relativement petit ; sa puissance connectée est faible. En revanche, le processus de mélange dure un peu plus longtemps. L’hélice de l’outil de mélange refoule le produit mélangé vers le haut pour le laisser ensuite retomber par gravité. Le diamètre effectif de l’hélice diminue vers le bas.

Toutefois et pour atteindre toutes les zones de la chambre de mélange, l’outil de mélange en rotation est également commandé en oscillation de manière que l’hélice racle toute la paroi.

© by amixon GmbH - Mélangeur Gyraton® amixon® ; petite puissance d'entraînement pour une homogénéisation efficace et douce des grandes séries.

Les produits en vrac se comportement tout autrement que les liquides. La pression d’une colonne d’eau augmente proportionnellement par rapport à la hauteur de remplissage et reste quasi constante, même lorsque l’outil de mélange tourne. Si le mélangeur contient un produit en vrac au lieu d’eau, une grande partie de la charge du produit en vrac est reportée sur la cuve par friction sur la paroi. Ceci change soudain une fois que l’outil de mélange commence à tourner. La force de friction des particules contre la paroi de la cuve se dissipe et la pression dynamique augmente. La pression dynamique agit contre le mouvement de l’outil de mélange. Cette pression dynamique augmente disproportionnellement à mesure que la hauteur de remplissage augmente. Ceci exige normalement des couples d’entraînement élevés.

Il en va tout autrement avec le mélangeur Gyraton®. Le diamètre de l’hélice de l’outil de mélange diminue vers le bas et ne correspond en bas plus qu’à la moitié du diamètre de la cuve. Le couple d’entraînement et la vitesse périphérique sont divisés par deux au niveau de la pression dynamique maximum, ce qui fait que les couples d’entraînement sont également plus faibles.

Les exigences posées à un mélangeur d'aliments pour animaux peuvent varier fortement selon le type d’entreprise de production d’aliments composés.

Par conséquent, il convient d’évaluer soigneusement les conditions d’exploitation et de production avant d’acheter un mélangeur.

Les critères d’exigence peuvent par ex. être les suivants :

  • niveaux de remplissage fortement variables présents / pas présents
  • mélange ménageant les particules requis / pas requis
  • distribution de liquides à faible niveau de remplissage requise / ….
  • distribution de liquides tout en douceur requise / ….
  • distribution de liquides fortement désagglomérante et particulièrement rapide requise / ….
  • vidange totale très rapide requise / ….
  • vidange lente ou par cycles souhaitée / ….
  • vidange totale et optimale / ….
  • vidange séparée ou simultanée dans plusieurs machines de remplissage requise / ….
  • puissance connectée aussi faible que possible exigée / ….
  • protection spéciale contre l’usure / ….
  • mélangeur devant également être utilisé pour le développement des produits et procédés et donc mise en œuvre variable / ….
  • monoproduction dans une large mesure / ….
  • différents ordres de mélange qui se suivent rapidement / ….
  • accessibilité ergonomique requise pour un nettoyage à sec rapide / ….
  • nettoyage humide et séchage rapides et fréquents / ….
  • pastilles devant être imprégnées de liquides / ....
  • étanchéité à la pression ou au vide de la chambre de mélange requise / ….
  • Mélanges prêts à l’emploi avec densité apparente variable de .... kg/dm³ à .... kg/dm³
  • produits mélangés dont la température doit être régulée dans le mélangeur / ….
  • apport de gaz dans le mélangeur exigé / ....

Réacteurs de synthèse amixon® (fond plat ou conique)

Deux mélangeurs amixon® à double paroi résistants à la pression et au vide doivent encore être considérés pour compléter la sélection. Les mélangeurs de ce type s’avèrent intéressants

  • lorsqu’un produit organique doit être stérilisé avec de la vapeur saturée ;
  • pour la préparation de pénicilline ;
  • en présence de fermentations enzymatiques ;
  • en présence de séchages sous vide ;
  • lorsque des produits en vrac poreux (extrudats de pastilles) doivent être imprégnés en profondeur avec des liquides à viscosité élevée (la génération de vide rend les pores exempts de gaz ; un léger établissement de pression stabilise l’imprégnation)

© by amixon GmbH - Mélangeur, sécheurs sous vide, réacteurs de synthèse amixon®

amixon® Centre technique à Paderborn

Tous les mélangeurs de précision présentés peuvent être amplement testés dans le centre technique à Paderborn d’amixon GmbH. Sur demande, les mélangeurs de test peuvent être utilisés pour des essais in situ chez le client. Ceci permet de garantir d’emblée les meilleurs résultats et un énorme gain de savoir avec un aperçu approfondi des processus de la construction d'appareils moderne.

© by amixon GmbH - Gamme de produits d’amixon GmbH

Déclarations de différents propriétaires de PME du secteur de l’alimentation animale :

Quelles différences voyez-vous dans la production d’aliments pour animaux / la préparation de minéraux ou la production d’aliments pour animaux domestiques ?

En termes de moyens de production, les aliments pour animaux d’élevage sont devenus nettement plus importants et réalisent un chiffre d’affaires nettement plus élevé que par ex. le secteur des aliments pour animaux domestiques. En effet, les aliments pour animaux sont le moyen de production le plus important pour l'agriculture : la majeure partie des revenus des agriculteurs provient de la vente de viande de porc, de bœuf, de volaille ainsi que de lait et d’œufs.

Les mélanges de minéraux ne se composent pas de nutriments comme par ex. l’amidon, le sucre, la graisse et les protéines (acides aminés), mais ils contiennent des éléments inorganiques comme par ex. du calcium, des composés de magnésium et de phosphore ainsi que les nécessaires oligoéléments. Ils comprennent également les sels métalliques et les composés du genre fumarate ferreux, sulfate de cuivre, oxyde de zinc. L’iode et le sel (NaCl) sont également des oligoéléments qui ne sont souvent pas présents en quantités suffisantes dans les matières premières naturelles des aliments pour animaux, à savoir les céréales.

 

Les aliments pour animaux produits en Allemagne sont-ils différents de ceux produits en Europe ou aux USA ?

En principe et où que l’on se trouve, le secteur des aliments pour animaux vise les mêmes valeurs optimales. Celles-ci ne peuvent toutefois être atteintes qu’avec différents mélanges d’ingrédients : en effet, les pays chauds du sud permettent de cultiver des matières premières plus riches en protéines et en graisses – par ex. soja et arachides - que dans les zones plus froides du globe. Par contre, nous disposons en Europe centrale de très bons sols pour les céréales avec suffisamment de précipitations. Nos rendements à l’hectare sont nettement plus élevés qu’aux USA par exemple. C’est ainsi que l’Europe exporte plus de céréales que les USA. En revanche, nous importons davantage de composants protéiques. La formule pour les aliments pour animaux d’élevage aux USA est « céréales plus soja plus minéraux » alors que chez nous, elle se définit comme « céréales plus soja plus colza plus acides aminés plus minéralisation ». On peut donc parler de différences régionales.

 

Des aliments pour animaux de haut de gamme supposent des matières premières de haut de gamme. Comment les entreprises du secteur de l'alimentation animale parviennent-elles à relever ce défi ?

Les excellentes performances des moissonneuses-batteuses modernes ont permis de réduire la période des récoltes de plusieurs semaines à quelques jours. Même des étés pluvieux comptent toujours quelques - voir de rares - journées ensoleillées de sorte qu’il soit possible de moissonner les céréales à sec. Le stockage au sec favorise la qualité des fournitures locales.

Les grossistes, les négociants et les importateurs performants se spécialisent souvent dans quelques composants-clés et permettent d'éviter les goulots d'étranglement. Au fil des ans, la disponibilité de produits de qualité ne pose donc pas de gros problèmes.

Ce serait plutôt le bon moment pour acheter qui pose problème à tous les acteurs. En effet, les prix fluctuent souvent fortement.  

Notons encore au niveau de la qualité que dès leur livraison, les céréales sont nettoyées par vannage ou avec un séparateur de particules et à gravité. Quelques rares entreprises font ici appel à cet outil particulièrement efficace qu’est le tambour cribleur. Ce dernier permet de débarrasser les graines de céréales des dépôts indésirables comme par ex. le sable, la terre et en particulier les micro-organismes.

 

La production d’aliments pour animaux utilise quasi-exclusivement des processus physiques : séparation sur la base des différentes tailles de particules ou densités, nettoyage, broyage mécanique, mélange, granulation et le cas échéant imprégnation. Les procédés de fermentation sont-ils exclus en raison de leur temps de séjour et leur coût élevés ?

Non, pas directement. Le procédé de séchage est avant tout privilégié pour la meilleure aptitude au stockage. En outre, de nombreux agriculteurs traitent souvent eux-mêmes leurs propres céréales. Ceci est nettement plus simple avec des céréales sèches, de sorte que le procédé de fermentation n’entre pas en ligne de compte pour la préparation des aliments pour animaux.

Moyennant une humidité de maximum 13 pour cent, les céréales refroidies peuvent se conserver à long terme. Des aliments et ingrédients avec une humidité plus élevée se détériorent très rapidement. L’acide propionique permet de freiner ce processus (dans certaines limites).

 

Comment expliquer les différences de qualité dans les aliments pour animaux ?

La chaîne de processus commence par l’achat des différents ingrédients tout en ayant conscience de leur qualité. La qualification, l’expérience et la formation continue des employés chargés de l’optimisation des recettes des aliments pour animaux sont particulièrement importantes car de nombreux critères de qualité ne se traduisent pas en chiffres.

Il faut en outre disposer de machines de production pleinement compatibles et efficaces pour : nettoyer, cribler, peser, moudre, mélanger, comprimer et granuler – tout doit fonctionner parfaitement. Le résultat se traduit en fin de compte par le rendement dans les étables.

 

La forme et la taille des particules jouent-elles un grand rôle dans la production d’aliments pour animaux ?

Bien entendu ! Il est scientifiquement prouvé que le type de broyage des matières premières joue largement sur la digestibilité et du coup sur la santé des animaux. Si les particules sont broyées, leur surface augmente et les mécanismes actifs de la digestion et du métabolisme sont favorisés. Les fines dans les tourteaux sont toutefois indésirables car elles peuvent entraîner des gastrites et des ulcères chez les porcins.

Si le broyeur à marteaux classique broie efficacement les céréales, il a toutefois tendance à arrondir les arêtes des particules. En revanche, le broyeur à cylindres permet de conserver les arêtes de concassage et de cisaillement dans l’aliment composé broyé ; il permet en outre de réduire considérablement la teneur en poussières. À cet égard, la technologie du procédé de broyage contribue à un tractus gastro-intestinal sain pour les animaux d’élevage. En outre, le broyeur à cylindres permet une distribution granulométrique particulièrement uniforme, point crucial pour l’alimentation de la volaille. Comme vous le voyez, le type de broyage des matières premières joue sur la qualité des aliments pour animaux.

 

Dans quelle mesure le mélangeur contribue-t-il à la qualité des aliments pour animaux ?

Le mélangeur doit travailler en douceur, il ne peut pas arrondir les arêtes des particules ni générer des fines supplémentaires afin de contribuer directement à préserver la santé des animaux d’élevage. Un autre point essentiel est que le produit mélangé sortant du mélangeur doit idéalement être homogène et ne peut pas avoir été réchauffé.

Comme nous exécutons différents ordres de mélanges les uns à la suite des autres, la vidange totale du mélangeur et de l’installation constitue un autre critère de qualité important. Des charges de 4,5 t doivent être entièrement vidées - jusqu’à minimum 1 000 g - en quelques secondes. Ce kilo correspond alors à une valeur résiduelle de 0,22 pour mille, ce qui signifie que la charge a été mélangée pratiquement sans transfert.

En outre, la consommation d’énergie constitue un autre critère de qualité important. Plus un mélangeur travaille efficacement, plus la durée de mélange est réduite.

 

Quelle sera la voie future des entreprises du secteur de l'alimentation animale ? Voyez-vous des tendances à ce sujet ?

L’alimentation est le besoin humain le plus fondamental. Les entreprises du secteur de l'alimentation animale vont davantage s’orienter demain sur la durabilité.

Le changement de structure au sein de l’économie agricole allemande va influencer durablement le secteur des aliments pour animaux : il ne s’agira plus uniquement du seul rendement, mais également de la qualité accrue.

Il faudra également tenir compte des vagues liées aux débats sur le bien-être animal. Les aliments pour animaux peuvent à cet égard contribuer largement au bien-être animal. Ils peuvent en outre réduire l’impact environnemental de l’élevage des animaux et contribuer à la protection de la nature. L’alimentation recèle d’excellents moyens pour réduire les excrétions d’azote (N) et de phosphore (P). C’est bien pour les terres agricoles et ménage notre eau potable.

Le consommateur va en outre exiger de notre part des matières premières sans OGM, ainsi que des produits phytosanitaires et des engrais minéraux entièrement dégradables.

 

 

Quels changements observez-vous dans la structure de votre clientèle agricole ?

Globalement, le nombre d’entreprises dans le secteur agricole – et aussi dans l’élevage – diminue. La tendance en faveur des grosses entreprises (+ 35 % entre 2010 et 2019) persiste mais le nombre de PME actives dans l’élevage diminue.

La taille des grosses entreprises ne cesse de croître mais cela ne compense pas intégralement cette dernière tendance. C’est ainsi que nous enregistrons une tendance légèrement négative dans le cheptel animalier allemand.

 

Quelles matières premières utilisez-vous pour les aliments pour animaux et d’où proviennent-elles ?

Nous utilisons des sous-produits de la fabrication d'amidon pour la production d’aliments pour animaux. Ceux-ci comptent entre autres le Maisarin (gluten de maïs, sous-produit à base de protéines issu de la production d'amidon de maïs), le son de blé et la farine fourragère de blé (amidon de blé), ainsi que le résidu de la distillation des grains (le résidu de la distillation des grains est un sous-produit de la fabrication de bioéthanol).

Les sous-produits de la fabrication de sucre peuvent également être utilisés comme aliments pour animaux. Ils sont mis en œuvre par ex. sous forme de mélasse et de cossettes.

La science tente de trouver des nouvelles sources de matières premières pour les aliments pour animaux. Les insectes pourraient ainsi être une alternative (par ex. les sauterelles, les larves de mouche-soldat noire) dans les aliments pour animaux. Ceci est moins effrayant qu’il n’y paraît car les insectes sont des producteurs de protéines extrêmement efficaces et peuvent ainsi contribuer à réduire nos importations de soja. Les algues constituent également une alternative aux tourteaux de soja.

Ces deux alternatives sont actuellement en cours de test. Des enzymes naturelles sont utilisées pour fournir aux animaux les phosphates et les polysaccharides non amylacés naturellement présents dans les matières premières des aliments pour animaux.

D’autres sous-produits de la fabrication de denrées alimentaires peuvent également être mis en œuvre dans la production d’aliments composés : ce sont par ex. les déchets de biscuiterie, le colza grossièrement moulu issu de la production d’huile de colza, le marc de pommes séché issu de la production de jus de pommes, ou encore le son de blé qui est un sous-produit de la fabrication de farine de blé.

 

La teneur en nutriments des matières premières varie certainement avec autant de sources de matières premières. Mais il faut certainement connaître précisément cette teneur pour composer un mélange d’aliments pour animaux optimal ?

C’est exact. Les entreprises de production d’aliments composés utilisent souvent à cet égard des systèmes de spectroscopie dans l’infrarouge proche (NIRS). Une lumière infrarouge dans une plage de fréquence de 800 à 2500 nm est projetée à travers l’échantillon de nutriment. La plage de fréquence du rayonnement absorbé et du rayonnement réfléchi est mesurée. La NIRS est un mode d’analyse bien établi pour les constituants des produits agricoles, les masses de matières sèches, les protéines brutes, les fibres brutes, la graisse brute et l’amidon. Elle permet même de détecter toute éventuelle contamination pathogène des matériaux de base pour les aliments pour animaux.

 

Lors de périodes critiques, une entreprise de production d’aliments composés vérifie plusieurs fois par jour le prix actuel et la disponibilité de toutes les sources de protéine et d’énergie et enregistre ces données. Un puissant programme d’optimisation calcule à maintes reprises les résultats des mélanges sur la base de ces jeux de données et émet des propositions pour une composition optimale des recettes pour aliments pour animaux. Le programme tient en outre compte des conditions-cadres comme le prix d’achat, la disponibilité et les besoins des animaux d'élevage.

 

 

Quelle est la durée de conservation des aliments pour animaux suite à leur fabrication ? Ou doivent-ils être consommés directement ?

Les aliments composés sont habituellement consommés en quelques jours, de sorte que l’oxydation n’intervienne en rien. Dans 99 % des cas, le produit est livré au client par camion-citerne. La durée limite de conservation est de 3 mois. Le produit est en général consommé au bout de quelques jours.

 

Quelle est l'importance de l’analyse et du conseil pour les agriculteurs et les producteurs d’aliments pour animaux ?

Nous estimons que l’analyse et le conseil sont extrêmement importants car ils constituent le seul moyen pour ajuster minutieusement les aliments pour animaux aux différentes phases de croissance et exploitations. Les analyses et contrôles fréquents des aliments permettent de garantir une qualité toujours optimale. En outre, il est possible de confectionner sur demande des mélanges individuels pour chaque exploitation. Par exemple, les différentes races d’animaux peuvent poser différentes exigences à l’alimentation. Dans la pratique, l’agriculteur exprime ses souhaits spécifiques à son conseiller et obtient en retour une recette d’aliments pour animaux optimale pour son exploitation. De nombreuses exploitations agricoles utilisent des sous-produits comme par ex. les déchets de biscuiterie, le pain et le chocolat en plus de leurs propres céréales. Nous analysons également les différentes quantités et les ingrédients pour pouvoir recommander l’aliment de complément adéquat.

 

 

Des centaines de tonnes de matières premières sont livrées jour après jour aux entreprises du secteur de l'alimentation animale. De même, des quantités similaires d’aliments pour animaux sont expédiées au départ de ces entreprises. À cet égard, la logistique adéquate représente assurément un véritable défi ...

Notre logistique optimale est la condition sine qua non pour garantir les performances et le rendement. Cette thématique est constamment examinée.

Les matières premières sont en grande partie fournies par des prestataires de services tiers (expéditeurs), une partie des céréales provient de l’agriculture locale. Le reste est acheté auprès de tiers.

Nous livrons des aliments prêts à l'emploi et des aliments de complément aux exploitations agricoles avec nos propres véhicules ; nos chauffeurs connaissent bien la région et exécutent également d’autres tâches informelles afin d’actualiser et de favoriser l’échange d'infos avec les agriculteurs. Si le chiffre d’affaires des aliments pour animaux diminue au fil des saisons, nos chauffeurs sont également mandatés pour aller chercher les matières premières.

 

Qu’attendez-vous des fabricants d’appareils, des agriculteurs et des politiciens et que leur conseillez-vous ?

Nous attendons des fabricants de machines et appareils qu’ils nous fournissent des systèmes à faible consommation d’énergie et de grande longévité. Nous produisons chaque année des centaines de milliers de tonnes d’aliments composés. Nous attribuons par conséquent une grande importance à la protection contre l’usure.  

Les pièces de rechange essentielles doivent toujours être disponibles rapidement et à prix raisonnable. Ce sont par ex. les réducteurs, les moteurs, les courroies crantées, les roulements, etc. Nous attendons également des fabricants d’appareils qu’ils soient aussi en mesure de procéder aux travaux de réparation les dimanches et jours fériés si cela s’avère nécessaire.

Si nos propres serruriers-métalliers sont formés par les équipementiers à l'entretien des machines et au maintien de leur valeur, ils sont en mesure d'effectuer eux-mêmes en toute sécurité et efficacité les gros travaux d'entretien et de réparation.

 

Qu’attendez-vous de vos clients, les agriculteurs ?

La qualité des aliments pour animaux s’avère toujours payante à long terme ; elle donne une certaine garantie quant à la santé des animaux et assure à tout moment leurs bonnes performances.

Nous serions en mesure de mieux planifier des cycles de production plus rentables si les clients pouvaient passer leurs commandes deux jours avant la date de livraison. Nous en bénéficierions tous deux si c’était le cas.

 

Vous avez déjà mentionné les débats sur le bien-être animal comme critère important pour les tendances de demain. En votre qualité de producteur d’aliments pour animaux, qu’attendez-vous des politiciens ?

Les dispositions et exigences légales relatives aux conditions de détention des animaux d’élevage doivent être réglementées et contrôlées de manière uniforme en Europe. Les aliments qui ne sont pas produits conformément aux normes européennes ne peuvent en aucun cas pénétrer notre marché. Ces deux points sont importants pour une concurrence loyale, sans quoi nous allons perdre l’élevage et la production animale en Allemagne.

Nous ne serions alors plus en mesure de contrôler ni d’influencer la production de nos aliments. Un exemple ? L’élevage de poules en cage est interdit en Allemagne depuis onze ans mais il est encore pratiqué dans certains pays de l’Union. Ce mode d’élevage est beaucoup moins onéreux. Il est néanmoins absolument inacceptable au sein de l’Europe.

Les agriculteurs attachent une grande importance à la sécurité de planification. C’est pourquoi les spécifications relatives aux normes exigées pour la conception des étables doivent rester valides après l’entrée en vigueur légale et au moins pendant la période d’amortissement.

 

Merci pour vos déclarations qui ont élargi notre vue sur les nombreuses facettes de ce secteur industriel crucial.


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